Douanenez 2002

Douarnenez 2002
Un Cap Corse au milieu des vieilles coques !

Cette année verra la participation d’un Cap Corse à Douarnenez 2002, rassemblement de vieilles coques.
En effet, Kiwi, le Cap Corse de notre webmaster est inscrit pour les dates du 25 au 29 juillet 2002, et se joindra aux nombreuses sorties prévues en Baie de Douarnenez.
Régates, concours de manoeuvres et bien d’autres présentations seront au programme.

Jean-Sébastien se fera un plaisir de représenter le plus dignement l’ensemble de l’association et de ses membres, cette participation vient à point nommé, à la suite du succès du rassemblement au Cap 2002 à La Rochelle, et permettra de faire encore mieux connaître cette série qui revient au devant de la scène de la plaisance légère.

Rendez-vous donc est pris pour la fin juillet, et pour celles et ceux qui seront dans la région, n’hésitez pas à faire un tour et (re)découvrir ce fabuleux rassemblement de « vieux » gréements, célèbres pour les uns, incontournables pour les autres, mais tous si précieux historiquement !


un Cap Corse au milieu d’une flotille de qualité…

DOUARNENEZ 2002
Un Cap Corse dans la flotte !

Quand j’apprend , l’année dernière, que le Cap Corse est autorisé à s’inscrire parmi les vieux gréements et bateaux de caractère à Dz 2002, je me prend à rêver d’une semaine au milieu d’une flottille de grands voiliers. Chose faite la semaine du 25 au 29 juillet 2002. Après l’envoi d’un dossier d’inscription et le retour d’un programme complet, je fignole quelques détails sur le bateau (satanée barre trop basse !) pour être bien à l’aise sur l’eau. Et nous voilà partis, j’embarque ma femme (elle y a pris goût, c’est une bonne chose) et nous retrouvons des amis sur place. Bon j’avoue que je ne vais pas jouer le jeu en dormant sur le bateau, mais profiter d’une vraie chambre proposée aimablement dans une maison de vacances !
Des centaines de navires attendus, cela fait du monde, et il faut de la place. Du Sedov au frêle esquif minuscule, tout le monde est casé. Pour ma part, je serait placé au Musée du Port-Rhu. Comment cela ! Un Cap Corse dans un musée, ce n’est pas encore son heure… Franchement pas évident à cause de l’écluse, il faut jongler avec la marée, et le premier matin, sortir le bateau avant 8h !
De plus, le malheureux se retrouve un soir échoué dans une zone de marnage ; sans annexe, pas évident de remonter sur la promenade à pied sec, et en même temps laisser notre Cap à flot.
C’est décidé, pour les dernières nuits, on ira s’amarrer de l’autre côté, à couple des voiliers de Belle Plaisance qui sont, eux, sur les beaux pontons du Port Musée. C’est la place du Cap Corse non ?!
Pendant ces cinq jours, en tout cas, nous ne chômerons pas, sorties tous les jours, du matin jusqu’au soir.
Le premier jour, nous prenons nos repères et faisons le tour des ports, on se fait également une idée des bateaux présents, de ceux qui sortent et des autres, qui restent désespérément scotchés aux quais – excusons quand même le Sedov, amarré dans le port de pêche, mais son immense taille ne lui permet guère de faire des sorties de quelques heures ! – cependant un très grand nombre de voiliers font le spectacle dans la baie.
Je me rends compte au fil des jours de notre position très privilégiée, car le spectacle de ces gréements bord à bord avec notre Cap Corse au milieu de la flotte nous offre un tout autre panorama que celui offert aux spectateurs ( » pauvres créatures terrestres « ) s’agglutinant sur les quais du front de mer de Douarnenez !
Je suis un  » homo marinus  » Cap Corsiste heureux… !!
Quel défilé, sardinières, thoniers, bateaux hollandais, voile-avirons, ketchs, goélettes de toutes tailles et reconstructions historiques s’ébattent dans un amphithéâtre d’eau dédié à la tradition. Une encyclopédie de coques défile sous nos yeux, coques à clins, à bouchains, en forme, en bois, en acier ou en alu. Des gréements à foison s’éparpillent sur la baie, à corne, au tiers, ketchs et goélettes.
Au deuxième jour, les choses sérieuses commencent, car nous sommes inscrits à la régate des gréements Marconi pour défendre nos couleurs. Bien entendu, c’est une course amicale destinée plutôt à faire sortir de concert tout ce petit monde, car l’organisation paraît peu motivée à calculer les handicaps de toutes les séries qui participent. Un plateau très hétéroclite, haut en couleurs, de carènes diverses et variées. Qu’à cela ne tienne, nous avons déjà repéré quelques concurrents à notre hauteur, quelques Corsaires, un Cap Horn, et… un autre Cap Corse douarneniste !
Départ dans le petit temps, passages de bouées laborieux… On se fait gentiment dépassé par des gréements plus puissants. Il faut dire que parmi les concurrents, quelques Ketchs et deux Pen Duick mènent le jeu. A notre décharge, le joli spi qui m’a été gentiment prêté pour la saison (merci Jean-Marie !) est resté à fond de cale, cette voile étant interdite pour des raisons esthétiques, cohérence du spectacle oblige…
Malgré tout, nous ne nous plaçons pas trop mal dans le tableau d’arrivée, deux places devant l’autre Cap. En fin de journée, Pen Duick I nous exposera toute sa puissance en tirant des bords de près au large de l’Ile Tristan, toutes voiles dehors – que c’est beau ! –
Les jours suivants se ressemblent, Kiwi marche bien, quelques réglages et équipements s’imposent tout de même pour être plus à l’aise dans les manœuvres. Il faudra y penser pour cet hiver ; objectif : Cap 2003 déjà en vue. J’y suis obligé, le niveau est assez élevé parmi les premiers…
Dimanche 24, nous levons les amarres avec des cousins qui nous ont rejoint pour la journée. La baie semble tout droit sortie d’une miroiterie, en offrant une mer d’huile. Pas un clapot disgracieux ne vient perturber la surface. Les gréements lourds sont scotchés et à l’affût du moindre souffle. Nous nous en sortons un peu mieux malgré l’arrière-train bien déséquilibré. Allez hop, les filles sur le pont avant !
De plus, c’est la première vraie journée de grand soleil. On commençait à douter de la présence de ce dernier au-dessus de la baie, c’est la troisième année qu’il nous fait le coup.
La fête bat son plein ce jour-là, beaucoup de monde pour assister aux courses de voiles-avirons, ainsi qu’aux concours de manœuvres dont nous déclinerons l’invitation qui nous est faite pour y participer, car ayant décidé de suivre quelques grandes unités qui sont sorties devant le port.
Un bord à bord avec La Recouvrance nous permettra ainsi de suivre ses manœuvres de voiles, l’affalement avant l’entrée au port. Spectacle garanti et grandiose, et nous semblons si petits…
Nous les suivons sur leur tribord, pendant un long moment, puis ayant pris de l’avance, je décide (pour avoir de beaux clichés !) de leur passer devant et me placer sur leur flanc bâbord. Bon sang, j’ai plutôt intérêt à avoir un peu de marge, car si ce bateau est lourd et moi plus rapide à ce moment là, son bout-dehors nous impressionne, et pas question de le retrouver dans ma voile (houla !!)
A ce propos, sachez que cet appendice n’est pas en bois mais en fibres, un problème de poids insurmontable, paraît-il !
La Recouvrance joue parfaitement son rôle dans ce spectacle nautique, et d’ailleurs son capitaine en sera remercié très chaleureusement lors du repas des équipages du lundi.
En attendant, je me félicite de manœuvrer au milieu des bateaux dans le vieux port, je retrouve l’autre Cap Corse, amarré – il ne ressortira pas, à ma connaissance, quel dommage – dont j’ai perdu de vue l’équipage, mais je glisse sous le roof une carte de l’asso (qui ne tente rien n’a rien !).
Je jubile aussi de constater que des gens à l’œil averti reconnaissent notre fier voilier :  » Ah c’est un Cap Corse ; il est très beau « , et d’ajouter :  » c’est une coque bois ?  »
 » Non, mais chut! On l’ébruitera pas « . Le joli pont récent en bois-epoxy donne très bien le change…
Et puis des bateaux en plastique, il y en a d’autres dans l’armada (dont le 2eme Cap), l’important pour les organisateurs, c’est de rassembler des bateaux qui ont un intérêt historique dans le petit monde de la voile, qu’elle soit professionnelle (bateaux de travail), de belle plaisance (les yachts classiques), où ayant eu un rôle plus populaire à leur époque (démocratisation de la voile).
Dans la journée, le Renard, reconstitution du cotre corsaire de Surcouf à la coque jaune et noire, reviendra dans l’avant-port et ira à l’abordage du Belém et tirant des coups de semonce. La fumé sortant des sabords rend le spectacle réaliste.
Nous emboîtons le pas d’autres voiliers en tirant des bords dans le port de commerce, le long de la gigantesque coque métallique du Sedov, une des grandes attractions de Dz 2002. Nous sommes bien peu de chose face à ce 4 mats barque au gréement démesuré ; j’imagine pouvoir tailler toute une garde robe à mon Cap Corse dans une seule de ses voiles !

Les Pays-Bas étaient cette année à l’honneur, avec ces bateaux si particuliers, et aussi quelques surprises. Cette grande goélette hollandaise qui nous a tapé dans l’œil, qui aurait imaginé que ses œuvres vives étaient à l’origine celles d’un grand remorqueur, démantelé il y a 15 ans ; et dont nous comprenons mieux l’histoire grâce à l’album photo de son propriétaire à bord !
Et ce petit groupe de hollandais bien décidés, en 5 jours, à faire d’un tronc de bois brut une pirogue. Leur pari sera gagné quand, lundi dernier jour de la fête, une foule nombreuse rassemblée autour de la cale, assistera au lancement d’une grande pirogue en bois blanc de 4 m de long. Quel travail acharné, mais quelle animation dans le village hollandais…

En fin de journée, nous repartons du vieux port vers notre attache au port Rhu. Le vent se lève un peu et un petit clapot se forme. Nous essuyons un rude coup de vent qui couche presque le bateau , moi au pied de mat, je m’accroche comme je peux. C’est curieux le silence qui se fait à bord lors de ces moments là !
Mais c’est aussi là que j’apprécie le comportement très marin du Cap.
La fête se termine part le repas des équipages, des tables installées le long de port Rhu accueilleront des centaines de personnes dans une ambiance chaleureuse. Il est temps de penser au retour, et qui sait, au prochain rassemblement de Dz 2004…


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