Le Cap Corse

Commercialisé en construction amateur depuis 1957, ce petit voilier est incontestablement une réussite extraordinaire. Sur le plan sportif, il fut le champion indiscutable des croiseurs légers de sa catégorie dont il remporta le titre en 1972 et de 1974 à 1979. En 1986, alors que tout un chacun pouvait penser ce plan un peu dépassé, il remporte les médailles d’or et d’argent aux Championnats de France ! Depuis, il continu à truster les places d’honneur. Il est même redevenu champion de France en 1989 à l’occasion du dernier Championnat des croiseurs …

Sur le plan de la croisière, il y a longtemps que ses adeptes en ont apprécié la sécurité, la maniabilité sur l’eau comme sur la route et son habitabilité étonnante pour sa taille. La construction en bois moulé est envisageable à partir des plans, mais elle est maintenant réalisable et grandement facilité en partant d’une coque en polyester, sans talent particulier de bricoleur. Trois cent à trois cent cinquante heures de travail suffisent alors pour terminer son bateau. Mieux même, depuis 1975, l’AS Cap Corse et l’architecte ont autorisé le principe d’un pont en plastique d’une seule pièce dont l’adoption ramène le travail de construction à l’installation des intérieurs et à la pose de l’accastillage. Il modernise le dessin des superstructures et présente l’avantage d’augmenter le volume intérieur dans lequel l’implantation des aménagements se résume à quelques dizaines d’heures de travail. Petit outillage, petit budget ! Le Cap Corse peut enfin être acquis « barre en main » par ceux qui le désirent. Avec ses formes harmonieuses et efficaces, sa construction facilitée, son prix de revient sans concurrence, le Cap Corse sera toujours un bateau très recherché. Sa cote à l’occasion le prouve mieux qu’un long discours.

Un état d’esprit! Le sociologue Bernard Catelat a réalisé un travail passionnant en définissant les principaux « socio-styles » qui composent notre société moderne. Il apparaît toutefois qu’il en ait oublié un: le cap-corsiste passionné…Voici ce que l’on peut entendre dans la bouche de l’un de ceux-ci : C’est une joie sans

pareil que de naviguer sur un bateau que l’on a fait soi-même. C’est fondamental! C’est un dénominateur commun d’une rare efficacité. En arrivant à l’Association, j’ai été surpris, conquis par cet état d’esprit fort original dans un siècle où tout s’obtient facilement, trop facilement… Nous vivons avec nos Cap-Corse dans une sorte de franc-maçonnerie où l’amitié n’est jamais un vain mot. Une grande solidarité réunit tous les âges et tous les milieux. Ceux qui exercent un travail manuel sont bien sûr à leur aise – ils trouvent également à travers le Cap-Corse le moyen d’avoir un bateau dans de très bonnes conditions financières. Nous avons aussi la catégorie des bricoleurs nés, celle des pinailleurs ou des chercheurs impénitents – quelque fois même trop inventifs et que nous devons canaliser, guider pour le respect stricte de la jauge. La catégorie aujourd’hui la plus nombreuse est peut être celle des artisans ou commerçants, des professions libérales ou des cadres. Ils viennent pour voir, pour se distraire et sont vite convertis à notre doctrine : naviguer sur un petit bateau, et le construire soi-même, est la plus astucieuse et la plus rentable des activités de loisir… Un dernier groupe achète le bateau terminé, c’est-à-dire le plus souvent d’occasion. On y trouve de superbes unités peaufinées avec amour. Le marché est actif et la cote reste stable. Ces acheteurs découvrent vite le climat de l’association et s’y intègrent parfaitement et rapidement.

Aider…

En fait, on s’active ferme au sein de l’association sous la bannière du bénévolat. Le comité d’accueil est efficace. Le nouveau venu est aussitôt pris en charge par les anciens. Les conseils fusent! Le travail est mâché. Au besoin, on lui trouvera un ancien « chantier » avec tous les outils nécessaires, plus les chutes de bois qui sont les bienvenues. Si ce bizut, navigateur en puissance, réside en province, l’association le mettra en rapport avec le propriétaire expérimenté le plus proche, et il sera assisté jusqu’à la fin de sa construction.

Communiquer…

Mais l’activité de l’association ne se réduit pas à cette simple assistance. Présente tous les ans au Salon nautique de Paris, elle travaille à préserver la notoriété du Cap-Corse. Elle informe régulièrement les journalistes spécialisés de la vie de la série. Elle n’hésite pas à moderniser le bateau quand la nécessité s’en fait sentir pour l’adapter aux nouvelles technologies ou aux goûts qui évoluent. Elle entretient une communication constante avec ses membres à travers « La Passion du Cap-Corse », la gazette interne dont la qualité tant de présentation que de contenu est appréciée par tous. Enfin, consciente que son « public » a évolué, le « championnat national » annuel de la série est devenu avant tout un grand rassemblement d’enthousiastes qui a pour nom le « CAP ».

Et  animer

En effet, si les qualités sportives qui ont donné sa réputation de redoutable régatier au Cap-Corse dans les années 70 sont toujours présentes – et lui permettent de figurer facilement aux places d’honneur dans les régates dominicales – les plus fines barres sont aujourd’hui plus attirées par les protos. Qu’à cela ne tienne! On organise encore le National, mais c’est avant tout le prétexte à se retrouver, que l’on soit régatier, bien sûr, mais aussi randonneur, pêcheur, baroudeur ou simple promeneur à la journée. L’ambiance est chaleureuse et amicale. Concours de godille, bateaux et équipages tirés au sort, agapes, chansons de marins et francs éclats de rires: ce sont les « CAP ». Venez nous rejoindre et partager ces bons moments !

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3 commentaires pour Le Cap Corse

  1. jacques gourlaouen dit :

    ah c’est bien vrai.nous nous sommes pris un orage le jeudi 17 juillet au large du phare du four, sur la basse paupian avec un courant de marée de 101 contre un vent de nord est force 7 a 9 en rafales homologuées par la frégate des douanes sur zone.tourmentin + GV 3 ris, le cap corse n’a jamais ete en danger et remontait au vent a 60 degrés certes mais il remontait et nous sommes rentrés a argenton quand le vent a molli et qu’on a pu renvoyer de la toile . sacré canot!merci a marc vuilliomenet qui l’a construit. jacques gourlaouen

  2. BARAT dit :

    Hunvreer le rêveur de Landerneau

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